Bulletin de santé des entreprises en France et en Île-de-France

Les chiffres de l'Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED) établis au 1er janvier 2020 en France et en Île-de-France

 

« Nette diminution des défaillances en Île-de-France... ! »

Le nombre des ouvertures de procédures diminue tant au plan national (- 5 %, en glissement annuel au 1er janvier 2020) qu’en Île-de-France (- 6 % en glissement annuel au 1er janvier 2020). 
Cette baisse est plus particulièrement marquée en novembre et en décembre 2019 pour l’Île-de-France. 
 

Plus précisément :

  • Au plan national, les ouvertures de procédures se situent à 19 % en dessous de leur niveau de 1993 et 19 % sous celui de 2009. Elles ont retrouvé leur niveau d'avant-crise, fin 2007. 
  • En Île-de-France, traduisant la spécificité de la région, ces ouvertures s'établissent à prèss de 32 % en dessous du pic historique de 1993 ; elles sont aussi inférieures au palier atteint en 2009 (de 11 points).  

 

Évolution des défaillances en France et en Île-de-France depuis janvier 1998

(Sur 12 mois glissants, Base 100 : décembre 1993)

D’un point de vue général, on constate en Île-de-France une nette diminution des ouvertures de procédures collectives judiciaires mais une accélération des procédures préventives.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de tensions commerciales protectionnistes au niveau mondial, d’incertitudes liées au « Brexit », mais de stabilité de la croissance française avec une réduction du déficit public.

Facteurs positifs : progression du PIB ; volume des exportations favorable ; augmentation des investissements étrangers ; stabilité des créations d’entreprises ; progression du pouvoir d’achat ; climat des affaires stable ; diminution des impayés et demandes de délais orientées à la baisse pour les très petites entreprises ; accélération de l’emploi salarié ; décrue du chômage ; baisse du montant des avances et du nombre des bénéficiaires de la garantie AGS  et maintien de son taux de cotisation depuis juillet 2017 à 0,15%…
Mais, éléments défavorables : dégradation du commerce extérieur ; recul du climat des affaires dans le commerce de détail et dans le commerce de gros ; accroissement du prix du pétrole ; détérioration du climat de l’emploi ; augmentation du taux d’impayés URSSAF pour les très grandes entreprises ; hausse des prix à la consommation ; baisse de la confiance des ménages ; hausse des avances de l’AGS dans les entreprises de plus de 100 salariés…

Évolution du nombre des ouvertures de procédures collectives en Île-de-France depuis janvier 2011

(Sur 12 mois glissants, Base 100 : décembre 1993)

Focus sur l’impact social - Augmentation du nombre d’emplois concernés pour les entreprises en procédure amiable mais baisse du nombre d'emplois impactés en procédure collective.

-  Le nombre de salariés ayant perdu immédiatement leur emploi du fait de la liquidation judiciaire est en baisse (- 5 %) ;
- Les effectifs salariés susceptibles d'être préservés dans les entreprises en sauvegarde ou en redressement judiciaire diminuent également nettement (-14 %). Ils restent cependant 1,4 fois plus nombreux que fin 2008 (date d'entrée dans la crise) ;
- Pour les entreprises en procédure amiable (mandat ad hoc et conciliation), le nombre des emplois concernés est pour la première fois depuis fin 2017 en hausse (+ 13 %). Ce nombre reste 1,4 fois supérieur à celui enregistré fin 2008. 

 

Bulletin de santé mensuel des entreprises en France et en Île-de-France au 1er janvier 2020 (pdf - 671 Ko)

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