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Go entrepreneurs 2026
Retour sur évènement

Go entrepreneurs 2026 : ce qu’il faut retenir pour entreprendre aujourd’hui

Publié le
Création Développement commercial

Les 15 et 16 avril 2026, Go Entrepreneurs a investi Paris La Défense Arena pour deux jours d’échanges dédiés à l’entrepreneuriat. Partenaire de l’événement, la CCI Paris Ile-de‑France était mobilisée aux côtés des entrepreneurs pour les accompagner à chaque étape de leur parcours. Conférences inspirantes, tables rondes d’experts, témoignages sans filtre et ateliers concrets ont rythmé cette édition riche en enseignements. Retour sur les temps forts du salon. 

Bien s’entourer et se préparer à gagner : les conseils de Teddy Riner  

Teddy Riner et Dominique Restino

 

Sur la scène principale, le champion olympique Teddy Riner a partagé sa vision de l’entrepreneuriat, directement inspirée du sport de haut niveau : discipline, résilience, remise en question permanente et audace. Si le sportif est avant tout connu pour ses performances sur les tatamis, il excelle dans l’entrepreneuriat depuis ses 13 ans.  

Le sportif a abordé des sujets concrets, faisant partie intégrante du quotidien de l’entrepreneur : la trésorerie, la stratégie, l’entourage. Pour Teddy Riner, la réussite repose sur l’envie de progresser, trouver des projets qui nous rendent fiers, mais aussi accepter l’échec. “Dans le sport comme dans le business, j'ai essuyé des échecs. Ce sont eux qui m'ont rendu meilleur et m’ont aidé à prendre les meilleures décisions dans les affaires” a confié le sportif préféré des Français, précisant que les échecs font partie du parcours d'un entrepreneur.

Teddy Riner a aussi rappelé l’importance de bien s’entourer : “je n'ai aucune honte à m'entourer des meilleurs et piquer leur savoir. A chaque fois que j'ai eu besoin de comprendre quelque chose, j’ai choisi les meilleurs dans leur domaine”.

Enfin, il a insisté sur l’audace, conseillant aux entrepreneurs présents d’oser et même d’être arrogants. “C’est votre projet avant tout, s’il est solide, si les chiffres sont là et qu’en plus vous osez, on vous écoutera”.

Donner du sens à son projet entrepreneurial : impact et passion comme moteurs

Des figures de l’entrepreneuriat telles que Frédéric Mazzella (fondateur de BlaBlaCar et de Dift), Maud Caillot (co-fondatrice de Green-Got) et Jérôme Clédat (Co-fondateur et CEO de Welcome to the Jungle) ont souligné l’importance de donner du sens à son projet entrepreneurial et partagé une conviction commune : lorsque l’on sait pourquoi on se lève le matin, les difficultés deviennent plus faciles à traverser.

Dans leurs échanges, l’échec a été abordé non comme une fin, mais comme une étape d’apprentissage. Une entreprise “apprenante”, capable d’évoluer, de tester et d’ajuster, est mieux armée pour durer.

La Fabrique à Réussites sur le stand de la CCI Paris Ile-de-France : des ateliers concrets pour passer à l’action

Tout au long du salon, la CCI Paris Ile-de-France a proposé sur son stand “La Fabrique à Réussites – Ici on ne rêve pas, on bâtit !”, une série d’ateliers courts et interactifs, conçus pour répondre aux préoccupations concrètes des entrepreneurs, quel que soit leur niveau d’avancement. 
Ces ateliers sur des thématiques variées (création, financement, développement commercial, reprise d’entreprise, numérique, etc.) animés par des experts de la CCI Paris Ile-de-France et des entrepreneurs, ont donné aux participants des clés pour passer à l’action plus facilement. Des rendez‑vous avec des conseillers ont complété ces temps d’échange afin d’orienter entrepreneurs et porteurs de projets vers les solutions les plus adaptées.

Amadou Dabitao, fondateur de BN


Sur l’un de ces ateliers, Amadou Dabitao, fondateur de Banlieusard Nouveau, le premier média qui raconte et valorise les talents issus de milieux populaires et de l’agence BN Agency, a livré un témoignage inspirant sur la question de la légitimité. Issu d’un quartier prioritaire de la ville, dans un univers professionnel éloigné de celui de la communication et des médias et sans réseau initial, il a expliqué avoir construit son projet rappelant que “la légitimité ne précède pas le projet, elle se construit avec le temps, le travail et l’impact réel d’un projet”.

Tables rondes et démos animées par des experts de la CCI Paris Ile-de-France

Tout au long du salon, des experts de la CCI Ile-de-France, aux côtés d’intervenants de qualité, ont animé des tables rondes pour aider les participants à renforcer leurs compétences sur des sujets variés : financement, transition écologique, développement commercial, numérique, etc. 


Lors de la table ronde « Accélérer son développement et gagner des clients », aux côtés d'Anthony Hingand, Responsable commercial à la CCI Paris Ile-de-France, trois entrepreneurs ont partagé des retours d’expérience très concrets sur les leviers de croissance commerciale. Adam Bruneau, co-fondateur et COO de Bahy, Balla Ndiaye, Fondateur d’Ornatus 3D, ainsi qu’Hicham Abbari, fondateur de Pro.pulse, ont souligné l’importance de clarifier sa cible, de structurer sa démarche commerciale et de s’appuyer sur des outils adaptés pour gagner en efficacité. La régularité, la présence sur le terrain et le découpage des tâches commerciales ont également été identifiés comme des facteurs clés pour franchir les premiers caps de chiffre d’affaires, tout en évitant de s’éparpiller.  

La reprise d’entreprise : entreprendre sans partir de zéro

Autre temps fort du salon : la reprise d’entreprise, encore trop souvent méconnue.  
Sur la scène principale, les repreneurs Audrey Régnier, CEO de Bohin, Petra Brotnei gérante de Rectif46, et Cédric Meston, président du groupe Revive tupperware, ont mis en lumière les atouts de cette voie : activité déjà existante, savoir‑faire, équipes en place, et taux d’échec inférieur à celui de la création.

Observer, écouter, comprendre avant d’agir : les reprises réussies reposent avant tout sur une approche humaine et progressive. Un message clé pour tous ceux qui souhaitent entreprendre autrement.

Stephane Meunier, conseiller Transmission-reprise et Laurent Mabire, conseiller création à la CCI Paris Ile-de-France


Un sujet également abordé dans la Fabrique à réussites, lors d’un atelier animé par les experts en création et en Transmission-reprise de la CCI Paris Ile-de-France, Laurent Mabire et Stéphane Meunier. “Il y a 5 ans, lorsque l’on parlait d’entrepreneuriat on pensait à la création d’entreprise. Aujourd’hui, on parle de repreneuriat” a expliqué le conseiller en Transmission avant d'ajouter que “la reprise est difficile au début puisqu’il faut trouver la cible, l’entreprise, discuter le prix, mais ensuite, elle se passe généralement très bien.” Pour rappel, le taux d'échec de la reprise d'entreprise est 25 à 30% moins élevé que celui de la création.

Reprise familiale et croissance rentable : le retour d’expérience de Lisa Nakam

Lisa Nakam, Jonak


Toujours dans la Fabrique à réussites, Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak, a partagé sa vision de la reprise d’une entreprise familiale, en soulignant l’importance de distinguer ce qui relève de l’ADN de la marque de ce qui peut évoluer. Elle a insisté sur la nécessité de démontrer rapidement la viabilité du modèle, en privilégiant une croissance maîtrisée et rentable. Cette exigence guide des choix stratégiques forts, notamment en matière de positionnement ou de développement international. Elle est également revenue sur un modèle opérationnel fondé sur une gestion rigoureuse des stocks, une analyse rapide des performances produits et une prise de décision appuyée sur la data, afin de limiter les invendus. Enfin, elle a rappelé que la capacité à décider vite, quitte à ajuster ensuite, constitue un véritable levier de performance pour les dirigeants.

Rebondir après un échec : la résilience de l’entrepreneur

La question de la résilience face à l’échec a également été abordée sans détour lors de la conférence “Tomber, apprendre, se relever et performer” sur la scène principale du salon. Trois entrepreneurs Audrey Barbier, Mona Boujtita et Damien Morin ont livré des témoignages sincères sur les échecs rencontrés, rappelant que l’échec ne résulte pas toujours d’un manque d’idées ou d’engagement, mais parfois d’un modèle économique fragile, d’une croissance mal maîtrisée ou de l’épuisement des équipes. 
Mona Boujtita, ancienne fondatrice de Resap Paris, marque pionnière dans l’upcycling, a souligné l’importance de s’écouter, prendre du recul et transformer un échec en une expérience positive. “A tous ceux qui cherchent à mieux se connaître, je conseille de créer une entreprise. Ces projets nous aident tellement à savoir qui on est et où sont nos limites. C'est un véritable outil de développement personnel.” a confié la jeune entrepreneuse.

Go Entrepreneurs 2026 a confirmé que l’entrepreneuriat est avant tout une aventure humaine qui se construit dans la durée avec méthode et accompagnement. Qu’il s’agisse de création, d'accélération ou de reprise d'entreprise, les témoignages et expertises partagés tout au long du salon ont rappelé l’importance d'essayer, apprendre, se relever et bien s’entourer.