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Balla Ndiaye, fondateur d'Ornatus 3D
PAROLE D'ENTREPRENEUR

Balla Ndiaye (Ornatus 3D) : structurer sa prospection B2B avec le Boost Camp

Parole de Balla Ndiaye, fondateur d'Ornatus 3D

Passer de l’ingénierie industrielle à la création d’objets de décoration haut de gamme en impression 3D : c’est le pari relevé par Balla Ndiaye, fondateur d’Ornatus 3D. Mais lorsqu’on porte une entreprise en solitaire, la technique et la fabrication ont vite fait d’éclipser le développement commercial. Grâce au Boost Camp de la CCI Paris Île-de-France, cet ingénieur-designer a appris à structurer sa prospection, à briser l’isolement du chef d’entreprise et à opérer un arbitrage stratégique clair en direction du marché B2B.

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De l’aéronautique au design : la haute technologie au service de l’objet

Avant de lancer Ornatus 3D en 2024, Balla Ndiaye a évolué pendant quinze ans en bureau d’études : diplôme d’ingénieur en instrumentation, licence en conception industrielle et une expertise pointue dans l’ingénierie 3D appliquée à des secteurs d’exigence absolue comme l’aéronautique, l’aérospatial et le médical.
Cette rigueur technique, il a choisi de la mettre au service d’une fibre artistique cultivée de longue date. Il conçoit et fabrique des objets de décoration d’intérieur Made in France (vases, luminaires, pièces d’art de la table), en exploitant le potentiel de la fabrication additive de haute précision tout en utilisant des matériaux bio sourcés et recyclables. Une alliance de modernité et de design pensée pour une double clientèle : les particuliers d’un côté, et les professionnels de l’autre (hôtellerie, restauration, architectes d’intérieur, entreprises, distributeurs).

« Je faisais tout moi-même : la conception, la fabrication, la communication, la relation client… Forcément, la partie commerciale passait au second plan. Je fonctionnais beaucoup au feeling, je saisissais les opportunités comme elles arrivaient, mais sans vraie méthode derrière. »

Entreprendre seul : le défi du développement commercial


Très vite, la réalité du solopreneur s’impose : « Je faisais tout moi-même : la conception, la fabrication, la communication, la relation client… Forcément, la partie commerciale passait au second plan. Je fonctionnais beaucoup au feeling, je saisissais les opportunités comme elles arrivaient, mais sans vraie méthode derrière. »
C’est lors d’événements de réseautage qu’un conseiller de la CCI Paris Ile-de-France repère le potentiel de croissance de la marque et lui propose d’intégrer le Boost Camp.

Boost Camp : bien structurer sa stratégie commerciale

Déployé sur deux à trois mois, à raison d’une séance hebdomadaire en soirée, le format en présentiel et en petit comité s’intègre facilement dans un emploi du temps déjà saturé :
« Après une grosse journée, on vient se détendre tout en apprenant. Les échanges étaient immédiatement ancrés dans le réel : on ne parlait pas de théories abstraites, mais de nos clients, de notre façon propre de vendre... »
Au-delà des apports méthodologiques, la force du programme réside dans la communauté de pairs. Malgré des secteurs d’activité très hétérogènes, le constat est partagé : fixer ses prix, trouver des clients et dégager du temps pour prospecter restent des défis universels.
« Quand on entreprend seul, les questionnements tournent vite en boucle. Aller rencontrer des personnes qui ont les mêmes problématiques, partager ses craintes, ses doutes : ça rassure. La motivation du début ne suffit plus pour passer un cap : il faut un système, des méthodes, des outils. »

Faire du B2B un axe de développement prioritaire 

L’un des apports majeurs de la formation a été la clarification du modèle commercial. Ornatus 3D s’adressait jusqu’alors à deux typologies de clients aux logiques très différentes : les particuliers, guidés par le coup de cœur esthétique, les formes et les couleurs ; les professionnels, guidés par la capacité de personnalisation, de production et de développement sur mesure.
Une mise en situation avec la formatrice a servi de déclic : « Lors de ces ateliers, on m’a demandé : “Si tu devais ne garder qu’une seule cible, ce serait laquelle ?” Le choix était difficile, mais j’ai tranché pour l’hôtellerie, parce que le potentiel est immense. Le B2B est aujourd'hui l'axe principal de développement commercial, le B2C évolue en parallèle et reste essentiel à l'identité et à la visibilité de la marque. »
 

« Avant, j’étais dans une logique de visibilité. Aujourd’hui, je réfléchis en termes d’objectifs commerciaux : qui je souhaite rencontrer, quel type de client je cherche à toucher, et surtout qu’est-ce que je mets en place après le salon. »

Du fichier Excel au CRM : structurer sa prospection

Cet arbitrage stratégique s’est aussi traduit dans l’organisation quotidienne. Le fichier Excel des débuts a laissé place à un CRM : « C’est vraiment un tableau de bord et un coach qui vous dit voilà, il faut faire ça, à telle date. »
« Avant, j’étais dans une logique de visibilité. Aujourd’hui, je réfléchis en termes d’objectifs commerciaux : qui je souhaite rencontrer, quel type de client je cherche à toucher, et surtout qu’est-ce que je mets en place après le salon. »
Depuis sa création, Ornatus 3D a progressivement trouvé sa place dans l'univers du design, avec une présence dans des salons renommés, des collaborations avec des acteurs reconnus et plusieurs distinctions saluant son approche créative et technique.

« L’instinct fonctionne jusqu’à un certain point. Mais pour passer un cap, il faut prendre du recul, mieux s’organiser sur la prospection, se fixer des objectifs. On repart avec des outils, des méthodes, mais aussi avec un regard différent sur sa propre entreprise. »

Boost Camp, un programme pour développer son activité

Pour Balla Ndiaye, le programme s’adresse avant tout aux entrepreneurs qui ont déjà lancé leur activité et commencé à se développer, mais qui sentent un manque au niveau de la structure commerciale.
« L’instinct fonctionne jusqu’à un certain point. Mais pour passer un cap, il faut prendre du recul, mieux s’organiser sur la prospection, se fixer des objectifs. On repart avec des outils, des méthodes, mais aussi avec un regard différent sur sa propre entreprise. »
 

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