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Lucciana Amoa
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PAROLE D'ENTREPRENEUR

De l'idée à l'ouverture : le parcours de Luccia Esthetik Center à Rueil-Malmaison

Parole de Lucianna Amoa, fondatrice de Luccia Esthetik Center

À Rueil-Malmaison, ville de près de 80 000 habitants, les instituts de beauté ne manquent pas. Ce qui manquait, nous dit Lucianna Amoa, c'était un lieu unique réunissant tous les soins dans une approche premium, sans avoir à se rendre à Paris. Juriste en droit des affaires devenue passionnée d'esthétique, elle a fait de ce constat un projet de commerce. Restait à le concrétiser. C'est l'accompagnement de la mairie et de la CCI Paris Île-de-France, dans le cadre du dispositif « Installe ton commerce en métropole », qui a transformé une idée longtemps restée au point mort en une ouverture réussie.

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Un centre de beauté pensé comme une expérience globale

Luccia Esthetik Center, porté par la structure Lucianna Beauty Group dont Lucianna Amoa assure la présidence, se veut une offre complète : soins esthétiques, spa, beauté et accompagnement personnalisé réunis en un seul lieu. Une approche « 360 » née d'une observation de terrain.
« À Rueil-Malmaison, dès qu'on cherchait certains soins un peu spécifiques, on était obligés d'aller à Paris. J'en parlais autour de moi et j'ai constaté qu'il y avait un vrai besoin : un centre où chaque personne, quel que soit son type de peau ou de cheveux, puisse tout faire au même endroit et être bien accueillie, avec ce côté premium », explique-t-elle.
Le projet s'accompagne d'un développement en B2B, à destination des entreprises, des comités sociaux et économiques, des salles de sport, des hôtels et des établissements de santé.
 

« J'avais monté ce projet toute seule au départ. J'ai vite compris que j'étais très limitée et qu'il me fallait m'entourer d'organismes capables de me conseiller. J'avais le savoir-faire, mais ça ne suffisait pas. Il manquait le cadre »

Un projet longtemps resté au point mort

Fondatrice au parcours atypique, Lucianna Amoa cumule un master en droit des affaires et un CAP esthétique, cosmétique et parfumerie, complété par plusieurs certifications. Onze années d'intérêt pour le métier, mais un projet qui, seul, n'avançait pas.
« J'avais monté ce projet toute seule au départ. J'ai vite compris que j'étais très limitée et qu'il me fallait m'entourer d'organismes capables de me conseiller. J'avais le savoir-faire, mais ça ne suffisait pas. Il manquait le cadre », reconnaît-elle.
Ce cadre, elle le trouvera en poussant la porte du service commerce de la mairie de Rueil-Malmaison, qui l'oriente vers la CCI Paris Ile-de-France.

L'accompagnement structuré par la CCI Paris Ile-de-France

C'est en poussant la porte du service commerce de la mairie de Rueil-Malmaison que tout se déclenche. Lucianna Amoa y rencontre Stéphanie Berthier, qui fait le lien avec la CCI et l'oriente vers le dispositif « Installe ton commerce en métropole », porté par la CCI Paris Île-de-France et la Métropole du Grand Paris. Elle est alors accompagnée par Stéphanie Huet, conseillère à la CCI, tout au long de son parcours. Un accompagnement organisé en trois temps : le Pass 1 pour la création de l'entreprise et les premiers conseils, le Pass 2 dédié au financement, le Pass 3 pour le suivi opérationnel sur toute l'année.
« On a présenté mon business plan, mon prévisionnel, on a retravaillé la forme ensemble. J'avais besoin d'un œil extérieur expert pour me guider. Et surtout, on ne cherchait jamais à changer mes idées. On me demandait : qu'est-ce que vous voulez, Lucianna ? Voilà mon budget, voilà ma vision, et on avançait à partir de là », se souvient-elle.

La recherche du local, l'étape à ne pas rater

C'est l'étape que Lucianna Amoa décrit comme la plus délicate. La mairie et la CCI Paris Ile-de-France l'ont aidée à écarter les emplacements inadaptés et à sécuriser un local situé en zone de préemption, conforme aux critères du dispositif.
« Le local, c'est la vitrine de tout. C'est là qu'il faut être vigilant. La CCI Paris Ile-de-France regardait chaque emplacement avec moi, me disait s'il y avait du passage, de la visibilité. Sans ce regard, je pense que je m'y serais mal prise », confie-t-elle.
Entre la finalisation du business plan et l'ouverture, quatre mois se sont écoulés. Un délai qu'elle jugeait initialement trop long, elle qui espérait ouvrir en trois mois.
« J'étais très ambitieuse, très pressée, un peu rêveuse. J'ai réalisé qu'il fallait prendre son temps pour bien faire les choses ».

« Sans cet accompagnement, je n’aurais peut-être pas encore ouvert »

Interrogée sur ce que le dispositif a changé, Lucianna Amoa est catégorique. L'accompagnement a permis de gérer les risques, de tenir le budget et de concrétiser le projet tel qu'elle l'imaginait.
« Si j'avais connu la CCI Paris Ile-de-France dès le début, j'aurais ouvert il y a six ans. J'avais peur de dépasser le budget, de prendre des risques. Toute l'équipe m'a permis de réaliser mon projet sereinement », affirme-t-elle.
 

« J'ai vu au moins cinq personnes abandonner leur projet faute d'accompagnement. Beaucoup se disent : je n'ai pas d'argent, donc ce n'est pas pour moi. Pourtant, il existe des solutions. La CCI Paris Ile-de-France m’a aidée à franchir les étapes clés de la création de mon commerce. »

Ses conseils aux porteurs de projet

Son premier message tient en une phrase : ne pas se précipiter, en particulier sur le local. Le second : accepter d'être conseillé.
« Les conseillers ne sont pas là pour nous mettre des bâtons dans les roues. Ils sont là pour réaliser nos projets. Il faut apprendre à écouter et à accepter les conseils », insiste-t-elle.
Elle encourage enfin les entrepreneurs à oser solliciter la CCI Paris Ile-de-France, convaincue que beaucoup renoncent par isolement, faute de connaître les dispositifs existants.
« J'ai vu au moins cinq personnes abandonner leur projet faute d'accompagnement. Beaucoup se disent : je n'ai pas d'argent, donc ce n'est pas pour moi. Pourtant, il existe des solutions. La CCI Paris Ile-de-France m’a aidée à franchir les étapes clés de la création de mon commerce. Une fois l'activité lancée, j'ai continué à bénéficier de conseils pour développer mon activité et prendre les bonnes décisions. France Active Métropole m’a ensuite aidée à obtenir des financements pour mon projet. Je tiens vraiment à remercier tous les partenaires qui accompagnent les porteurs de projet, parce que ce soutien fait toute la différence », conclut-elle.
 

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