Personne ne peut plus nier aujourd'hui que l'"eau" est devenue une ressource stratégique.
Personne ne peut ignorer non plus l'ampleur des besoins insatisfaits dans le monde, que ce soit en termes d'accès à l'eau potable ou de mise à disposition de systèmes d'assainissement.
Personne, enfin, ne doit sous-estimer l'impact de la croissance démographique, de la pollution ou encore du changement climatique sur la disponibilité de l'eau au cours des prochaines années.
Les entreprises françaises, quel que soit leur positionnement sectoriel sur la filière (traitement des eaux usées, dessalement de l'eau de mer, développement de l'hydroélectricité, etc.), disposent donc de perspectives considérables ; elles doivent penser "mondial", la problématique de la rareté de l'eau se retrouvant tout autant en Méditerranée qu'en Asie, en Amérique latine et même en Europe... ; elles doivent privilégier la R&D et les innovations technologiques dès aujourd'hui pour espérer pouvoir répondre, demain, aux besoins de quelque 9 milliards d'être humains.
Mais parce que l'eau n'est pas une marchandise comme les autres, ces entreprises doivent également apprendre à travailler en partenariat avec des pouvoirs publics engagés, soucieux d'améliorer l'accès à l'eau de leurs concitoyens.