Avez-vous envisagé de recruter un apprenti ?

 

Vous avez des besoins en recrutement ? Et si vous recrutiez des collaborateurs motivés, en mobilisant un dispositif présentant de nombreux avantages ?

Depuis quelques années, l’apprentissage ne cesse de battre des records ! Avec près de 350 000 nouveaux contrats d’apprentissage conclus en 2019, on en recense environ 811 000 en 2022 (Données DARES 2023).

L’apprentissage est un dispositif d’alternance, qui permet aux jeunes de monter en compétences sur un métier. Il s’agit d’un contrat de travail de type particulier, où des temps de formation pratique et théorique se succèdent.

Et pour cause ! Le succès de ce dispositif tient à de nombreuses raisons.

  • Des profils d’apprentis variés

L’apprentissage est encore assez connu pour former à des métiers manuels, au sein d’une entreprise artisanale par exemple. Toutefois, il s’avère que celui-ci concerne tous les niveaux de formation, du CAP1 au Master.

Sur l’ensemble des contrats d’apprentissage conclus en 2022, 22% visaient un diplôme ou titre RNCP2 de niveau bac+5 et 22% concernaient une formation de niveau bac+2 (Données DARES 2023).

Ouvert aux jeunes jusqu’à 29 ans révolu, l’apprentissage permet de recruter des profils variés, dotés d’expériences professionnelles diverses.

Par ailleurs, il n’y a pas de limite d’âge pour certains publics spécifiques, tels que :

  • Les travailleurs bénéficiaires d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ;
  • Les personnes ayant un projet de création ou de reprise d’entreprise ;
  • Les sportifs de haut niveau (inscrits sur la liste du ministère de la jeunesse et des sports).

En tant que véritables collaborateurs au sein des organisations, les apprentis concourent à la performance collective.

Si l’apprentissage répond à un besoin de compétences, il permet également à l’employeur de bénéficier de différents types d’aides.

  • Des aides financières

Certaines aides peuvent être allouées aux entreprises qui recourent à un contrat d’apprentissage : le financement de la formation de l’alternant, les exonérations de cotisations et l’aide dite « exceptionnelle ».

Une formation prise en charge par l’OPCO3 : un alternant est recruté pour un poste donné, en fonction de la formation qu’il prépare. Celle-ci vise obligatoirement un diplôme ou un titre RNCP, ce qui témoigne de la qualité de cette dernière. La formation en question sera financée par l’Opérateur de compétences (OPCO) en tout ou partie.

Une rémunération versée en pourcentage du SMIC – Seuil Minimum de Croissance (ou du Seuil Minimum Conventionnel - SMC) : selon l’âge, l’année de formation préparée et les règles spécifiques de succession de contrats, le salaire pourra varier de 27% à 100% du SMIC (ou SMC).

Une rémunération exonérée de charges sociales : la rémunération de l’apprenti bénéficie de la réduction générale de cotisation renforcée (lien). De plus, les salaires des contrats du secteur privé sont exonérés de cotisations salariales spécifiques jusqu’à 79% du SMIC en vigueur au titre du mois considéré.

Une aide exceptionnelle pour les contrats conclus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, qui peut aller jusqu’à 6 000 euros. Celle-ci est versée mensuellement, uniquement la première année du contrat, par l’ASP (Agence de Services et de Paiements) sur la base de la DNS (Déclaration Sociale Nominative). Toute société de moins de 250 salariés est éligible à cette aide. Néanmoins, les organisations de 250 salariés et plus doivent s’engager à atteindre un certain quota d’effectifs (alternants, salariés volontaires en VIE et bénéficiaires d’un CIFRE).

D’autres types d’aides existent, notamment : - Aide AGEFIPH : en cas d’embauche d’un apprenti en situation de handicap (Agefiph.fr) ; - Dans le cadre de de déductions fiscales relatives à la taxe d’apprentissage (alternance.emploi.gouv).

  • Un accompagnement valorisant et sécurisant

Comme tout collaborateur nouvellement embauché, il est important d’anticiper le recrutement d’un apprenti. Il sera question, entre autres, de rédiger la fiche de poste et d’identifier le maître d’apprentissage au sein de l’équipe en amont. Ce dernier point est une obligation légale (article L6223-5 du Code du travail).

La désignation du maître d’apprentissage, sur la base du volontariat, permet de valoriser le collaborateur en reconnaissant son expertise. Il est indispensable d’impliquer ce dernier le plus tôt possible, afin de préparer au mieux l’intégration du jeune et son parcours de montée en compétences.

Le maître d’apprentissage a pour fonction d’encadrer l’apprenti tout au long de son contrat, notamment au sein de l’entreprise. Sous réserve de dispositions conventionnelles particulières, le maître d’apprentissage doit avoir une certaine expérience professionnelle et/ou être titulaire d’une qualification relevant du domaine professionnel en lien avec la formation préparée par le jeune.

En tant que maître d’apprentissage ce dernier peut :

  • Acquérir des droits supplémentaires au Compte Personnel de Formation (CPF - moncompteformation.fr) ;
  • Faire reconnaître ses compétences pédagogiques et d’encadrement par l’obtention d’une certification professionnelle (« Exercer le rôle de tuteur en entreprise » – RS5368).

Vous êtes convaincu de l’intérêt de recruter un apprenti ? Alors n’hésitez pas à prendre contact avec la CCI 92 : eroger@cci-paris-idf.fr

Liens utiles

Portail de l’alternance - lien

Ministère du travail, de l’insertion et de l’emploi - lien

Service-public - lien

Contact
Événements