L'économie circulaire française

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Le concept d’économie circulaire est aujourd’hui au cœur de la stratégie de nombreuses entreprises françaises.

Gouvernement, collectivités locales, petites et grandes entreprises y voient un potentiel d’emploi et de développement réellement durables.

Un secteur porteur et prometteur


 

  • En France, le concept d'économie circulaire est aujourd’hui en vogue. Ce concept a d’ailleurs fait son entrée dans la législation, via la loi de programmation sur la transition énergétique pour la croissance verte. Permettant aux entreprises de se lancer dans l’économie circulaire, cette loi utilise comme levier de développement la commande publique qui représente annuellement entre 70 et 90 milliards d’euros.
     
  • Économie de matières premières, création d’emplois, innovation, perspectives de croissance, adaptation aux nouveaux besoins des consommateurs... les promesses de l’économie circulaire sont nombreuses. Le contexte économique est également  plus favorable à la sauvegarde ainsi qu’au réemploi des matières premières et les consommateurs se tournent davantage vers l’usage des biens qu'ils achètent. Les pouvoirs publics, quant à eux, exercent une pression croissante sur les entreprises pour qu’elles prennent en compte l’ensemble du cycle de vie de leurs produits.

 

Les différents aspects de l’économie circulaire

 

 


 

  • L’économie circulaire s’articule autour de plusieurs axes afin de fonctionner correctement :
  • L’approvisionnement durable : changer le mode d’exploitation et d’extraction des ressources pour une exploitation efficace des ressources.
  • L’écoconception : prendre en compte l’ensemble du cycle de vie en minimisant les impacts environnementaux dès la conception d’un bien ou d’un service.
  • L’écologie industrielle et territoriale : s’organiser entre entreprises pour échanger des flux (matières premières, déchets…) ou mutualiser des besoins.
  • L’économie de la fonctionnalité : privilégier l’usage à la possession et vendre des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes.
  • La consommation responsable : effectuer ses achats en prenant en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie du produit.
  • L'allongement de la durée d’usage : permettre une réparation du produit par le consommateur ou de lui en assurer une seconde vie par la vente ou le don.
  • Le recyclage : utiliser les matières premières issues de déchets.

 

Un secteur à défendre








Malgré un constat plutôt optimiste, plusieurs freins restent à lever :

  • Un frein culturel : la coopération entre entreprises n’est pas toujours aisée, notamment en raison du partage d’informations qu’elle suppose mais aussi à cause de la résistance encore éprouvée face au changement.
     
  • Un frein d'ordre législatif et réglementaire : la fiscalité reste encore peu incitative pour le développement de l’économie circulaire. Dans la majorité des cas, l’économie circulaire coûte au départ plus cher que l’économie linéaire. Une nouvelle fiscalité sur les ressources, les déchets ou les produits issus de l’économie circulaire pourrait faire évoluer les choses.
     
  • La France accuse aussi un certain retard par rapport à d'autres pays comme les Pays-Bas ou l'Allemagne en Europe mais aussi le Japon ou la Chine. Actuellement, une partie de plusieurs fonds vont servir à développer l'économie circulaire afin de combler notre retard, notamment les fonds d'intervention de l'Ademe (180 millions d'euros par an).
     
  • Aujourd'hui l'économie circulaire est plutôt perçue comme une opportunité permettant de réinventer la croissance, comme un élément de compétitivité mais il ne faut pas négliger la question des mutations professionnelles qui sont nécessaires à la transition.

Agenda de l'entreprise

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